Where shall we be going. By what sea shall we sleep, and shall we, giving all of our hands, awake in a field of back sunflowers, utterly perplexed, bareheaded and free.
The air is filled with seeds. How fertile the wind. What shall we saw. To know the air is to know the spirit. Is to articulate the questions; atomize the answers.
The dreamer is rising and considers the long field. And the clouds, like crazy eights, drifting horizontal. And his own hands, wich hold, even so peacefully, so much power.
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# Posted on Monday, 06 July 2009 at 6:25 PM

Jours de rêve à l'Hôtel Existence.

Jours de rêve à l'Hôtel Existence.
Je veux parler de bonheur et de bien-être, de ces instants rares et inattendus où la voix intérieure se tait et où l'on se sent à l'unisson avec le monde.
Je veux parler du temps qu'il fait au début de juin, d'harmonie et de repos béat, de rouges-gorges, de pinsons jaunes et de merles bleus filant entre les feuilles vertes des arbres.
Je veux parler des bienfaits du sommeil, du plaisir de manger et de boire, de ce qui arrive au cerveau quand on sort dans la lumière du soleil à quatorze heure et qu'on sent autour de soi la chaude étreinte de l'air.
Je veux parler d'eux, et des pensées que nous avons pensées et des rêves que nous avons rêvés en haut de cette colline dans le Sud.
Je veux me rappeler les crépuscules céruléens, les aubes langoureuses et rosées, les jappements des animaux, la nuit, dans les bois.
Je veux me rappeler tout ça. Et si tout c'est trop demander, alors une partie. Non, plus qu'une partie. Presque tout. Presque tout, avec des blancs réservés pour ce qui manque.

# Posted on Sunday, 05 April 2009 at 9:26 AM

Edited on Sunday, 05 April 2009 at 10:56 AM

If I should die, this very moment,
I wouldn't fear.
For I've never known completeness like being here,
Wrapped in the warmth of you,
Loving every breath of you.

# Posted on Monday, 16 February 2009 at 5:36 PM

# Posted on Monday, 16 February 2009 at 3:51 PM

Accordons nos violences.

J'aime le péril... les précipices..., les dés qu'on jette étourdiment en pariant sa vie entière, et je n'attends même pas qu'ils aient fini de rouler pour décider de ma ruine. Me perdre, j'aime aussi, à l'occasion. C'est moi. Rien ne m'en guérira.
Ma vie fut-elle seulement ce grand ratage ?
Il avait des bras immenses, des bras enveloppant, deux ailes chaudes où je tremblais. Il n'avait que moi à aimer, disait-il. Il prétendait aussi que j'étais seule à l'aimer. Nulle part je ne serais heureuse. Nulle part ne me soulagera. On boit pour se souvenir autant que pour oublier. Avers et revers d'une même médaille, pas glorieuse, qui s'appelle malheur. Le silence des interstices. Le grand blanc qui s'immisce et vient panser d'ouate et d'éther la fêlure de nos têtes. Quand il me serrait dans ses bras brûlants, je n'avais plus vraiment de voix.
Reviendra, reviendra pas ? Je fais comme si je n'attendais pas. Je sors tous les soirs. Je garde ce que je peux de mon moi mauvais mais vivant. Je suis vulgaire et folle. Trop fragile pour vibrer si fort. Les hommes : d'eux-mêmes ils disent qu'ils sont "tourmentés", et c'est si élégant, si romantique, le signe de leur distinction supérieure. De nous, à peine nous déraillons, ils disent que nous sommes hystériques, schizophrènes, bonnes à enfermer, c'est sûr.
J'étreignais sur ma peau nue le parfum de son absence, sachant déjà que nous étions des fantômes. Serrée entre ses bras, effrayée, ivre et heureuse. Pour nous, le fleuve des heures était un rapide qui roulait, grondait et bouillonnait vers les chutes avec tant d'écume que notre propre bonheur nous éclaboussait. Et me faisait sombrer coeur et âme dans l'appréhension de la fin. Je savais la fin, mais je ne la disais pas. Je le laissais à son ivresse amoureuse, à la joie du moment, puisque cet homme était bâti pour le bonheur et n'aurait pas grand regret de ce bonheur-ci plus que du précédent ou du prochain. Ne me demandez pas comment je le savais, je le savais c'est tout.
J'ai la bouche tapissée d'alcool, de tabac blond et du souvenir amer de ses baisers. Deux créatures insatiables condamnées à être déçues. Cette folie à deux, était-ce bien de l'amour ?
Je ne l'aime plus vraiment comme au début. Pas comme l'année dernière. Je me demande même si je l'ai aimé au sens où la plupart des gens entendent le mot aimer. La distance m'angoisse. Quand il est loin, j'ai l'impression que notre histoire se vide, qu'elle fuit de toutes parts, et bientôt ce n'est plus qu'une baudruche, une illusion perdue. C'est si affreux, alors, ce que j'éprouve à me détacher de lui.
Oui, j'attends. Et oui, je suis fatiguée d'attendre. Si vous saviez comme je l'aime entre deux sarcasmes. Comme... il me manque.
Mon corps n'a jamais tant souffert que du manque de ce corps. En m'arrachant à lui, c'est comme si l'on m'avait plongé dans la glace. D'abord on grelotte, on sent le froid, puis l'esprit s'engourdit et toute la surface du corps se met à brûler, brûler pire que dans du feu. Si je ferme les yeux, si je tends la main, je peux toucher son visage, sentir son odeur.

# Posted on Monday, 09 February 2009 at 6:10 PM